Note de lecture : Philosophy and Simulation (II)

Chapitre 2 : automates cellulaires et modèles de flux.

Dans le premier chapitre, Manuel DeLanda nous avait décrit une série de phénomènes faisant entrer en jeu des mécanismes d’émergence. Il fallait retenir de ce chapitre qu’à l’intérieur d’un tel phénomène, le mécanisme pouvaient concerner :

  • des propriétés actuelles du système étudié,
  • des capacités potentielles du système étudié,
  • et des tendances virtuelles du système étudié.

D’une part, on caractérisait alors le phénomène d’émergence par une relation particulière entre les parties et le tout du système, impliquant un changement d’échelle, tel que 1) le comportement du tout était relativement indifférent au comportement individuel des parties et 2) le comportement étudié à l’échelle du tout est impossible à déduire à partir de l’échelle des parties. D’autre part, nous devions y introduire une causalité indépendante de tout mécanisme qu’on expliquait alors à travers la mise au jour d’un espace de possibilités, structuré autour de singularités, toutes à la fois indépendantes et cependant inexistantes sans les gradients observés.

C’est l’ensemble de ces caractéristiques qu’il s’agit de retrouver non plus déduits à partir des phénomènes empiriques observables mais dans le cadre d’une représentation théorique autonome. Autrement dit, abstraction faite de tout phénomène réel, peut-on produire une représentation abstraite, formelle et théorique, qui produise par elle-même, à l’intérieur de son cadre représentatif, des phénomènes d’émergences. Lire la suite

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