Le meilleur des mondes possibles : ça va si vite !

Révolution en Tunisie

C’est comme ça et va falloir s’y faire ! Je voudrais formuler les rouages conceptuels qui donneraient de la consistance à une (r)évolution que chacun pressent à sa manière. Et je dois avouer à mon grand dépit que cette (r)évolution n’attends pas ! Pour le dire vite, l’une des thèses que j’aimerais avancer, et cela avec toute la rigueur intellectuelle dont je pourrais être capable, consiste dans l’inéluctable confrontation entre le monde politique et le monde technologique. Je le dis vite et il faut bien entendu préciser de quoi on parle et nuancer les réalités qu’on prétendrait découvrir. Par exemple, le monde politique serait défini par l’articulation entre le Droit, le territoire sur lequel ce Droit prévaut et le régime politique institutionnel, démocratique ou non, qui capture l’un dans l’autre. Le monde technologique étant lui caractérisé pour l’instant par une architecture matérielle qui remet en cause tant le Droit que les territoires, et un ou plusieurs régimes de signes à la recherche de leur réalité politique. Et puis pour nuancer, il faudrait bien comprendre pourquoi il ne s’agit pas d’un bien qui remplace un mal, mais du dépassement de formes sclérosées de pouvoir (un Ancien Régime) vers de nouvelles formes de pouvoir ouvertes à la dispute (Google et Facebook sauveront-ils le capitalisme ? La révolution Do-It-Yourself est-elle l’avant-garde d’une nouvelle bourgeoisie ? Les peuples peuvent-ils s’approprier ce nouveau régime ?).

Il y avait déjà eu le précédent Wikileaks. Il y a maintenant la révolution tunisienne. La plus grossière erreur serait d’attribuer à la technologie la possibilité d’une telle révolution quand elle est et ne peut être que dans le peuple qui s’en empare. Il est par contre impossible de minimiser l’emploi des technologies, non seulement en raison du précédent wikileaks mais également en raison du rôle qu’a joué le réseau social facebook qui ne s’est pas fait connaître par des velléités émancipatrices. C’est à ce genre de phénomènes où l’ambigüité et l’équivocité dominent que l’on reconnaît être entré de plain pied dans le registre politique, c’est-à-dire dans un processus de reconfiguration des positions de pouvoir.

J’invite les lecteurs de ce blog intéressés par le sujet à s’informer auprès d’un site francophone qui selon nous prend la mesure de ce basculement et sait le mieux le lire à travers les évènements qui nous pleuvent dessus. Il s’agit de ReadWriteWeb France. Il y a par exemple, l’article d’aujourd’hui (dimanche 16 janvier) mettant justement en perspective et à titre préventif pour éviter toute technolâtrie  l’usage des technologies dans les évènements tunisiens. Il y a également un ebook en pdf à télécharger : Chroniques de l’infowar 2010 : de Hadopi à Wikileaks. Y sont rassemblés les articles que le site a consacré à ce sujet durant l’année 2010.

En vous en souhaitant bonne lecture et pour pardonner ma modeste productivité.

Au fait, meilleurs voeux !!!!! Puissent vos révolutions se réaliser en cette année 2011 !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s